In Ethique, Labor et Fides, 1997, p 55-56
Le miracle de la Résurrection du Christ ébranle le fondement sur lequel repose l’idolâtrie de la mort, qui règne parmi nous. Où la mort est la chose dernière, la crainte s’allie au défi. Où la mort est la chose dernière, la vie terrestre est tout ou rien. En se prévalant d’une éternité terrestre, l’homme joue alors sans scrupules avec la vie ; disant un oui crispé à la vie, il n’a pour elle qu’indifférence ou mépris […] Cette manière radicale de dire oui et non à la vie terrestre révèle que la mort seule compte. Tout s’approprier ou tout rejeter est l’attitude de celui qui croit fanatiquement en elle.