in L’étranger ou l’union dans la différence, DDB, p. 178, 179
Chacun de ces langages risque d’être pris par la génération suivante comme un donné qui la dispenserait de faire elle-même le mouvement qu’elle exprime. Mais parce que nous sommes autres, il nous faut être chrétiens autrement; c’est la seule manière d’être véritablement chrétiens et de comprendre en quoi les étrangers du passé l’ont été…
… Mais une maladie nous aveugle tous : celle de l’identité. Elle consiste à refuser le fait de la différence. Elle est multiforme. C’est le cas, par exemple, du chrétien qui , d’emblée se sent coupable de porter un signe, un nom, des convictions qui puissent laisser croire qu’il n’est pas conforme au modèle standard de son milieu humain et qu’il pourrait avoir quelque chose à dire : il a honte d’exister.